L’histoire

2000 ans d’histoire !

A l’époque gallo-romaine, Fronton est situé sur la voie reliant Toulouse à Cahors. On dit que c’est à cette époque que la vigne y aurait été implantée.
En 1122, des seigneurs de la région donnent à l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem un vaste domaine afin d’y créer une ville.

Aux XVIème et XVIIème siècles, Fronton, catholique, se trouve au centre des conflits entre Toulouse, du même camp et Montauban, place forte protestante.
La ville assiégée et pillée par les protestants en 1567 doit loger les troupes royales lors du siège de Montauban en 1621 et repousser une ultime défense en novembre 1628.

Tout au long de son histoire, Fronton a accueilli des personnages célèbres. En 1119, le Pape Calixte II se rendant de Toulouse à Montauban consacre l’église. En 1632, Louis XIII y séjourne. Il assiste à la messe de la Toussaint et impose les mains à 400 malades des écrouelles (maladie de la peau) qui espèrent ainsi une miraculeuse guérison.
Enfin, au début du XXème siècle, au n°41 de la rue Bersac, l’écrivain Jules Ielh, amant de Marguerite Audoux se plaisait à accueillir ses amis André Gide et Alain Fournier.

Fronton et son vignoble

L’acte de donation de la ville à l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1122 mentionne pour la première fois la présence d’un vignoble.

La Négrette, qui fait aujourd’hui l’originalité du vignoble, aurait été ramenée de Chypre par les chevaliers à leur retour de croisade.

Cependant, jusqu’au XVIIème siècle, la culture des céréales domine le paysage agricole alors que la surface en vignes est présente mais de façon assez réduite.
Ce n’est qu’au XVIIIème siècle que le vignoble se développe pour atteindre son apogée au XIXème siècle. En effet, le protectionnisme dont bénéficient les vins girondins prend fin et les vins de Fronton peuvent être exportés via Bordeaux. Les gabarres embarquent le vin sur le Tarn vers l’ouest à partir de Villemur. Au XIXème siècle, les trois quarts des terres cultivables sont plantées en vignes.

Le vignoble fut durement touché par deux crises: le phylloxera (fin du XIXème siècle) et la surproduction en 1907. Le XXème siècle voit sa reconnaissance. Le vignoble de Fronton obtient ses lettres de noblesse en accédant à l’A.O.C. en 1975 (Appellation d’Origine Contrôlée, aujourd’hui Appellation d’Origine Protégée)